À Laz, l’épicerie Ty Laz va rouvrir : le commerce du village a trouvé des repreneurs
Bonne nouvelle pour les habitants de Laz, dans le Finistère. Ty Laz, l’épicerie-salon de thé située au cœur du bourg, va rouvrir ses portes mercredi 16 septembre 2026.
La reprise, annoncée par Ouest-France dans un article consacré à la préparation de cette réouverture, met fin à plusieurs mois d’incertitude autour de l’avenir de ce commerce de proximité.
Pour cette petite commune du Centre-Finistère, la continuité de Ty Laz représente bien davantage que la réouverture d’un magasin.
Une épicerie au cœur d’un village de 685 habitants
Laz compte 685 habitants, selon les dernières données publiées par l’Insee.
Dans une commune de cette taille, chaque commerce de proximité compte.
Les chiffres de l’Insee sont d’ailleurs particulièrement parlants : en 2025, Laz ne comptait qu’une seule épicerie ou supérette et une boulangerie, sans supermarché. Le dossier complet de l’Insee consacré à la commune montre ainsi toute l’importance du maintien d’une offre commerciale au cœur du village.
Installé 2 place de l’Église, Ty Laz est également référencé par la mairie de Laz dans son annuaire des commerces et activités comme une épicerie proposant notamment du pain et un salon de thé.
Ty Laz, une histoire construite autour de la proximité
Pendant onze années, le commerce a été porté par Martine Périchou-Gélard.
Son parcours est lui-même assez atypique. Après plus de trente années passées dans l’informatique chez Air France, elle avait choisi de changer complètement de vie professionnelle en reprenant l’ancienne boulangerie familiale pour la transformer en épicerie-salon de thé.
Au moment d’annoncer son départ à la retraite, sa fille racontait ce parcours et la volonté de sa mère de trouver quelqu’un capable de poursuivre l’aventure. Son témoignage, publié lors de la recherche de repreneur, évoquait un commerce construit autour du service, de la proximité et des échanges avec les habitants.
Le message publié par Ty Laz était lui aussi très clair : malgré le départ en retraite de Martine, l’histoire du commerce ne devait pas s’arrêter là.
La recherche d’un repreneur largement relayée
Pour trouver la personne susceptible de poursuivre l’activité, l’annonce avait été relayée au-delà du village.
La CCI du Finistère avait notamment mis en avant Ty Laz comme une opportunité de reprise pour une personne souhaitant entreprendre en milieu rural.
Dans son appel à candidatures pour la reprise de Ty Laz, la CCI présentait le commerce comme une épicerie multiservice associant produits bio et locaux, salon de thé et dépôt de pain, au cœur d’un village d’environ 700 habitants.
La recherche avait également bénéficié de la visibilité de SOS Villages, dispositif destiné à favoriser la transmission des commerces dans les petites communes.
Quelques mois plus tard, cette mobilisation a donc porté ses fruits.
Produits locaux et circuit court dans l’ADN de Ty Laz
Au fil des années, Ty Laz s’est construit une identité qui ne reposait pas uniquement sur le dépannage alimentaire.
Le commerce a accordé une place importante aux produits frais, locaux et aux circuits courts.
Sur le site de Ty Laz, l’épicerie présente notamment des pains classiques et bio, des fruits et légumes, de la charcuterie, des produits laitiers, des pâtes produites localement, des thés, du café ainsi qu’une sélection d’épicerie fine.
Plusieurs producteurs et entreprises de proximité y sont mis en avant.
Cette dimension locale a permis à Ty Laz de devenir à la fois un commerce du quotidien et une vitrine pour certains producteurs des environs.
Le commerce avait également développé au fil du temps un salon de thé et accueilli des expositions artistiques, renforçant encore son rôle de lieu de rencontre.
« On a essayé de penser à tout » pour la réouverture
La prochaine étape est désormais fixée : mercredi 16 septembre 2026.
Les nouveaux exploitants préparent activement la reprise du commerce et sa réouverture au public.
« On a essayé de penser à tout », expliquent-ils à Ouest-France à quelques jours de l’ouverture.
Une phrase qui résume bien le défi d’une reprise d’épicerie rurale : conserver ce qui fonctionne déjà tout en adaptant l’offre aux besoins des habitants et aux réalités économiques du commerce.
Dans un village, maintenir l’épicerie signifie aussi maintenir du lien
La réouverture de Ty Laz illustre une problématique rencontrée dans de nombreuses communes rurales : le départ à la retraite d’un commerçant peut rapidement mettre en danger un service utilisé quotidiennement par les habitants.
Trouver un repreneur ne consiste alors pas seulement à transmettre un fonds de commerce.
Il faut aussi transmettre une clientèle, des habitudes, des relations avec les fournisseurs et, souvent, une place particulière dans la vie du village.
Une épicerie rurale peut être à la fois le lieu où l’on vient chercher son pain, acheter quelques produits frais, compléter ses courses ou découvrir un producteur local, mais aussi un endroit où l’on croise ses voisins et où l’on prend le temps d’échanger.
C’est précisément cette dimension que Martine Périchou-Gélard avait développée pendant onze ans à Laz.
Une nouvelle page s’ouvre pour Ty Laz
Après plusieurs mois de recherche et d’incertitude, la vitrine de Ty Laz va donc retrouver de l’animation.
Pour Laz et ses 685 habitants, cette reprise permet surtout d’éviter la disparition d’un commerce installé au cœur du bourg et de conserver une offre de proximité essentielle.
L’histoire commencée par Martine va désormais se poursuivre avec de nouveaux exploitants.
Et dans les petites communes rurales, la transmission réussie d’une épicerie est toujours plus qu’une simple affaire commerciale : c’est un morceau de la vie du village qui continue.
Source : La Montagne